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Sunday, 22 May 2011 Year
19:38   Le concept  Add post to quote pad  
CONCEPT
L'Europe : Enjeu du projet
Construire un bâtiment pour l'Europe représente la plus haute exigence. Il s'agit d'incarner l'idée de la démocratie en mouvement, de l'Europe en devenir, de la liberté, de la paix, d'un pouvoir fort mais délibératif, de concevoir une architecture capable de transmettre concrètement ces valeurs. Comment construire 220 000 m2 qui traduisent l'ouverture, le dialogue, le débat, donc un esprit essentiellement dialectique, et échapper à une architecture qui encourt le risque de la totalitarité par sa seule échelle?

CONCEPT
L'Europe : Enjeu du projet
Construire un bâtiment pour l'Europe représente la plus haute exigence. Il s'agit d'incarner l'idée de la démocratie en mouvement, de l'Europe en devenir, de la liberté, de la paix, d'un pouvoir fort mais délibératif, de concevoir une architecture capable de transmettre concrètement ces valeurs. Comment construire 220 000 m2 qui traduisent l'ouverture, le dialogue, le débat, donc un esprit essentiellement dialectique, et échapper à une architecture qui encourt le risque de la totalitarité par sa seule échelle?

Conception
Le site
Au Nord Est du centre historique de Strasbourg, le cours d'eau l'Ill rejoint le canal qui relie la Marne-au-Rhin. Sur une berge de 360 mètres de long, la rive accomplit sereinement sa courbe parfaite, face aux bâtiments du Conseil de l'Europe, tandis qu'à l'ouest, une ville jardin des années 20 aligne la géométrie régulière de petites maisons individuelles, identiques et belles, entourées d'arbres. Au loin : la flèche de la cathédrale de Strasbourg.
L'arc, le dôme et la tour : trois grandes figures architecturales en réponse au programme Sur les 4,5 hectares de terrain consacrés à la construction, le projet d'architecture exprime d'emblée le choix de saturer presque entièrement la parcelle : la dialectique entre espace intérieur et extérieur, entre plein et vide se jouera dans une autre dimension. C'est ainsi que le bâtiment se décompose en trois grandes figures imbriquées: l'arc, le dôme, la tour. Ces trois éléments-signaux dont le volume général est à l'échelle urbaine, déploient structurellement les quatre fonctions majeures du programme.
CONCEPT
L'Europe : Enjeu du projet
Construire un bâtiment pour l'Europe représente la plus haute exigence. Il s'agit d'incarner l'idée de la démocratie en mouvement, de l'Europe en devenir, de la liberté, de la paix, d'un pouvoir fort mais délibératif, de concevoir une architecture capable de transmettre concrètement ces valeurs. Comment construire 220 000 m2 qui traduisent l'ouverture, le dialogue, le débat, donc un esprit essentiellement dialectique, et échapper à une architecture qui encourt le risque de la totalitarité par sa seule échelle?

Conception
Le site
Au Nord Est du centre historique de Strasbourg, le cours d'eau l'Ill rejoint le canal qui relie la Marne-au-Rhin. Sur une berge de 360 mètres de long, la rive accomplit sereinement sa courbe parfaite, face aux bâtiments du Conseil de l'Europe, tandis qu'à l'ouest, une ville jardin des années 20 aligne la géométrie régulière de petites maisons individuelles, identiques et belles, entourées d'arbres. Au loin : la flèche de la cathédrale de Strasbourg.

L'arc, le dôme et la tour : trois grandes figures architecturales en réponse au programme Sur les 4,5 hectares de terrain consacrés à la construction, le projet d'architecture exprime d'emblée le choix de saturer presque entièrement la parcelle : la dialectique entre espace intérieur et extérieur, entre plein et vide se jouera dans une autre dimension. C'est ainsi que le bâtiment se décompose en trois grandes figures imbriquées: l'arc, le dôme, la tour. Ces trois éléments-signaux dont le volume général est à l'échelle urbaine, déploient structurellement les quatre fonctions majeures du programme.

L'hémicycle, seul "monolythe" du projet, correspond à la première fonction, la principale et la plus emblêmatique : la délibération. Sa coque de bois s'arrondit en dôme au dessus du toit en pente de la partie du bâtiment qui épouse et révèle, en figure de proue, le contour de la rive. L'hémicycle, comme une météorite suspendue dans sa course, semble serti dans les successions de trames transparentes de l'arc où sont distribués les espaces de réunions, de rencontres et les auditoriums qui correspondent à l'activité d'une session. La tour, elle, abrite les 1133 bureaux des parlementaires. Mais les quatre "circuits" - partie privée du travail des parlementaires, partie publique au coeur de l'hémicycle, espace dévolu à la presse, et infrastructure de restauration - ne peuvent précisément être localisés par l'une ou l'autre figure puisque sans jamais se heurter, ces quatre parcours aux accès séparés, aux fonctions précisément définies, s'imbriquent et se croisent sans cesse, dans un système à la fois complexe et fluide de circulation. Une dernière figure, en creux, et qui n'était pas présente dans le programme, est devenue l'un des éléments fondateurs du projet. Une agora, une place monumentale pour la ville, située à l'intérieur de la tour évidée, crée une réplique spatiale et symbolique de l'hémicycle, permet de lui faire écho et de représenter la dimension publique.

Enfin, un axe légèrement incurvé traverse l'ensemble du bâtiment, depuis le grand parvis situé au seuil de la tour, jusqu'à l'édifice créé de l'autre côté de l'Ill (afin d'établir la liaison avec l'immeuble de bureaux qu'occupent les fonctionnaires du Parlement). Cet axe, dont la courbe imperceptible parcourt comme une épine dorsale tous les espaces successifs du bâtiment, offrant une sorte de promenade aux multiples points de vue et perspectives, est matérialisé par une passerelle suspendue au dessus de l'eau, qui relie visuellement le Parlement à l'extérieur, au site, à la ville, et qui marque le "piano nobile" de l'ensemble, le plan de référence.
Un bâtiment à double lecture
Vu de l'extérieur, le bâtiment est donc immédiatement lisible, repérable: arc, tour, dôme, et "cordon ombilical" au dessus de la rivière, presque signalétique, logotypique, comme un dessin, une image d'autant plus mémorisable qu'elle est sans référent, et pourtant objet non autonome, relié morphologiquement au site, contextuel.

Sous cette savante apparence de simplicité, le bâtiment recèle ensuite la complexité inhérente à son échelle, mais aussi à la volonté de créer une architecture qui mette en place des systèmes de relations ouverts, une architecture qui serait à l'image de la démocratie, une et composite, en devenir et vivante.

UN BATIMENT CLASSIQUE ET BAROQUE : le cercle et l'ellipse. Représenter la démocratie...
Deux grandes figures géométriques président à l'élaboration de cet ensemble dont l'échelle est presque celle d'une ville. Entièrement conçu autour du cercle qui contient l'ellipse - c'est la tour - et de l'ellipse qui contient un cercle - c'est l'hémicycle - le projet, comme architecture et comme allégorie, tient presque essentiellement à cette dialectique entre une référence classique et une référence baroque. L'enjeu symbolique initial de représenter la démocratie trouve son expression dans cette tension entre le cercle et l'ellipse, dans leur dialogue, dans leur confrontation et leur alliance. Ce choix, qui enracine le bâtiment dans une double filiation historique, en est aussi la combinatoire. Il en renouvelle le vocabulaire tout en s'y référant à l'instar d'une citation, situant ainsi le projet à l'interface de son ancrage dans la culture européenne, et de son ouverture à la modernité, à l'avenir.
Didialectique du cercle et de l'ellipse
D'un côté le cercle, forme parfaite, pleine et fermée, à un seul centre, autonome, cosmogonique, qui est aussi dôme si l'on s'en réfère à Boullée, est à la fois utopique et total. De l'autre, l'ellipse, à foyers multiples, dont le sens étymologique (elleipsis) est métaphorique du manque, dont l'image dans le ciel est celle non plus d'un astre mais de son parcours, est une forme qui élabore donc, en l'acceptant, la dimension du vide, et la multiplicité dynamique, le glissement, l'anamorphose. Mais la combinaison des deux figures, à l'instar d'une formule mathématique, ouvre une infinité d'hypothèses spatiales et dans le même temps affranchit l'architecture de son lien à l'une et à l'autre, comme elle libère la dimension du mouvement. A travers ce parti pris, l'architecture devient multicentrique, met en place un gigantesque mécanisme ouvert, semblable à un kaleidoscope où chaque pas franchi modifie la vision et transforme la perception.
Composition et structure
Une composition en kaléidoscope
La sphère de bois (allongée), est mystérieuse et opaque. La tour de verre et de grès, d'apparence dense, se révèle inachevée, ménageant des hauteurs inégales entre les portées de ses voiles métalliques, et réservant la surprise de la place publique en ellipse (70 mètres sur son axe le plus long) qu'elle recèle en creux. Ici, depuis l'agora, s'ouvre sur toute la hauteur de la tour une faille en perspective, qui traverse l'épaisseur du bâtiment comme une fine meurtrière, cadrant la vue sur la cathédrale en grès rose des Vosges, échappée visuelle imprévisible sur la ville. Comme en contrepoint, de l'autre côté, à la tangeante de l'hémicycle et de l'arc, un rectangle de verre rompt la continuité visuellement hermétique de la salle de délibération, ouvrant soudain une perspective sur l'eau, comme un tableau où l'eau devient abstraite.
L'arc de verre, en regard de la tour qu'il cerne pour moitié, et de l'hémicycle qu'il contient, semble paradoxalement insaisissable. Les images de la tour et de la sphère entrent en contraste avec l'arc, qui devient écho d'espace, propagation de plans, de transparences, immatérialité visuelle. Sa double façade de verre (thermique) repose sur une structure en acier, elle-même décomposée dans ses horizontales par les lignes courbes des caillebotis ajourés disposés en redan. Ce n'est donc pas une surface, mais de multiples parois plus ou moins envahies de vides ou de transparences qui composent le dessin de l'arc en une succession de plans. A l'intérieur, la logique de cette transparence orchestrée géométriquement par la rencontre ou l'éloignement du cercle et de l'ellipse, et par les différents axes, crée un effet de renouvellement constant du paysage, cadrant dans le mouvement des tableaux sur la ville, l'eau, le ciel, qui se font, se défont et se recomposent au rythme du déplacement dans l'espace. Le toit de l'arc, pente suspendue en plein ciel, dont la modénature (vêture) métallique régulière est interrompue par l'immersion inachevée de la sphère (elliptique), et par la brèche de verre qui signale comme un collage le dessin de la rue principale à l'intérieur, est visible diversement depuis la tour ou depuis la ville, semblable à une "cinquième façade".
A l'intérieur, la grande rue, (200 mètres de longueur, 26 mètres de hauteur, 9,60 de largeur), faille inaccessible, elle aussi tableau projeté au sol, est tapissée de dalles de shiste noir cassées inégalement, et tramée de lianes grimpantes, arrosées et éclairées par des câbles à fibres optiques tendus sur toute la hauteur. A chaque niveau, des passerelles arquées enjambent le vide plus ou moins vertigineux de cette rue principale. Deux rues perpendiculaires croisent la première, tandis que l'axe du bâtiment distribue tout au long du parcours les infléchissements de sa courbe. Plantés en plein ciel sur les terrasses en escalier des arbres, les charmes et la végétation accompagnent la volute de la tour et contribuent à effacer sur sa ligne de crête la précision de ses traits géométriques, à l'inachever de contours aléatoires. Loin en contrebas, les tilleuls en espalier reprennent au contraire la ligne minérale d'un sol de pierre grise et d'un mur rouge qu'ils longent. Autour de l'arc, entre la façade de verre et l'eau, des cerisiers du Japon ponctuent la promenade qui suit la boucle de la rivière.

Une structure de mailles et de trames
Un système de trames traité différemment suivant les figures structure l'ensemble du bâtiment. Sur le thème emblêmatique de la colonne, du poteau, qui pose le problème classique de la relation de la structure aux voiles de surface - articulations avec les poutres, les sols, les murs, les plafonds - le projet met en scène un poteau circulaire dont les axes sont évidés. Cruciforme à contrario, il structure la figure de l'arc en un maillage régulier de 9m60 x 9m60, parfois sous la forme d'une haute colonne, épure de 50 mètres de hauteur, parfois sous la forme d'un quart de cercle de hauteur variable, lorsqu'il marque la croisée des murs perpendiculaires. Ce maillage se modifie à la rencontre de la double façade transparente de l'arc, soutenue par une structure-échelle qui supporte la trame en tubes d'acier soudés et modules de verre de la paroi extérieure. La tour, du côté extérieur, circulaire, est structurée par des rayons calculés sur le centre, qui apparaissent en un éventail d'immenses voiles de béton, en une succession de plans tournants. Du côté de l'éllipse, la structure rayonnante est calculée sur le double foyer de la géométrie. L'imbrication des deux figures recèle de part et d'autre de l'ellipse deux croissants qui structurent la tour et qui contiennent les escaliers, les ascenceurs, les gaines techniques.
L'hemicycle
L'ellipse en miroir
A l'ellipse de l'hémicycle répond l'ellipse de l'agora. De dimensions équivalentes, les deux ellipses sont mises en tension avec un cercle, mais dans l'hémicycle, l'ellipse abrite le cercle, inscrit par le dispositif des gradins concentriques, tandis que dans la tour, c'est le cercle qui cache et enveloppe l'ellipse. De l'ellipse ainsi inversement dédoublée, propagée, d'abord par le cercle, puis par la relation entre le plein étanche de l'hémicycle auquel répond l'espace ouvert de la place, nait comme une mise en abîme du lieu du pouvoir. L'hémicycle n'est pas ontologique. La configuration des espaces peut laisser penser que l'agora a rêvé l'hémicycle, qui en est l'idéalisation, la projection, le reflet, le miroir, comme symétriquement, l'hémicycle est le lieu où l'agora devient concrète, polémique et politique.

L'intérieur de l'hemicycle
Cette salle, avec 650 places en gradin pour les députés, et 650 places en balcon pour les visiteurs, est la plus grande d'Europe. Son échelle est à la mesure maximum de sa fonction d'assemblée. Coque tapissée de lumière sans ombre (filtrée par des lames de verre), et éclairée au plafond par des vagues constellées de points lumineux, l'hémicycle parvient à restituer la perception de l'échelle humaine par un jeu de proportions très précisément étudié : pente des gradins, proximité du plafond dont la profondeur est mise en exergue par le mouvement des vagues lumineuses, et jeu de l'ellipse.

L'échelle : une illusion mathématique
Deux cent mille mètres carrés répartis sur les dix-huit niveaux d'un bâtiment dont la hauteur de soixante mètres est mesurée sur le balcon de la cathédrale positionne d'emblée le bâtiment comme une macro-architecture. Mais si le bâtiment se donne à lire de l'extérieur comme un objet unitaire, il déploie et décompose à l'intérieur, dans un mouvement de retournement, tout l'éventail des plans, mesures, perspectives, propres aux deux échelles, urbaine et humaine. Si les architectes ont énoncé la question de l'échelle comme l'une des principales difficulté du projet, mais aussi comme son plus bel enjeu , c'est que le "format" de l'architecture ne devait à aucun prix se résoudre dans une réponse monolythique, autoritaire. Dans cette tension, à la limite extrême entre bâtiment et ville, la mise en place d'une succession d'échelles intermédiaires, ouvertes les unes sur les autres, en relation, polymorphes, permet d'instaurer des passages constants d'une dimension à l'autre. Tous les seuils sont des propositions, des hypothèses vers différents parcours. Le jeu des horizontales (droites et courbes) et des verticales (alternativement rythmées par des pleins et des vides suivant les niveaux et les emplacements), avec leur logique propre et leurs combinatoires, produisent, au delà de la mathématique précise des mesures, le "désordre" nécessaire à la dimension de la ville, avec ses ruptures d'échelle, ses accumulations, ses surprises, ses points de vue, ses espaces de retrait et ses moments de spectacle. Dans la variété des rapports d'échelle s'organise le jeu d'une architecture décomposée, recomposée, discontinue, qui met savamment en place ses éléments de perte de références, perte d'échelle, illusions, reflets, effets optiques, tout en instaurant un repérage rigoureux. Les
illusions, reflets, effets optiques, tout en instaurant un repérage rigoureux. Les trames, grille de lecture des lieux, le code des couleurs - bleue du côté de l'eau, rouge du côté de la tour -, le très léger infléchissement des axes, la multiplication des plans, la matérialisation structurelle des lignes de fuite, permettent de savoir à tout moment où l'on est. Les espaces se repèrent parce qu'ils constituent une syntaxe de configurations différentes, et dans le même temps, créent une topographie imaginaire du bâtiment. La question de l'échelle se résout ainsi dans l'élaboration d'une architecture paradoxale, dont la complexité se déploie à la fois comme une science exacte et comme un récit.

La dimension publique: le spectacle
Au delà de sa fonction première, le Parlement incarne un symbole fort, attirant un grand nombre de touristes, de "spectateurs" venus, eux aussi, de toute l'Europe. Dans la représentation de cette dimension publique, l'agora, les parcours et les lieux prévus pour les visiteurs, sont l'équivalent d'un "premier rang" au théâtre. Mais le Parlement, "chambre d'écho" de l'Europe, intègre aussi dans sa conception sa mise en image par retransmission sur les chaines européennes et mondiales. La décomposition des espaces en plans successifs, construits ou virtuels, va dans le sens de cette transposition qui, comme en photographie, passe de trois à deux dimensions. L'architecture joue avec cette dimension publique et cette mise en spectacle dans sa scénographie. Par un jeu classique de proportions, le parvis, planté de hauts mâts où sont hissés les drapeaux aux couleurs des pays membres, et l'entrée de la tour, ménagent un effet de surprise, dramatisent l'arrivée sur l'espace démesuré de l'agora. De la même manière, symétriquement, les sas d'accès à l'hémicycle sont d'échelle réduite, découvrant théâtralement l'ampleur de l'ellipse, presque sans échelle, à la fois gigantesque et intime. A l'échelle de la ville, comme une connivence futuriste entre l'activité parlementaire et les habitants, un dispositif lumineux de fibres optiques est installé en constellation sur le dôme de l'hémicycle et clignote plus ou moins intensément en fonction du niveau sonore des débats. LA PRODUCTION DU BATIMENT Pour Architecture Studio Europe, la construction du Parlement a été l'occasion d'expérimenter et de mettre au point de nouvelles méthodes de travail liées au développement des technologies informatiques, qui modifient profondément la production industrielle et donc les possibilités formelles.
élargissent le vocabulaire et modifient l'esthétique de l'architecture. Pour Architecture Studio Europe, cette évolution marque un tournant décisif dans la conception de l'architecture, mais constitue aussi un mouvement de société plus vaste, où les différences, la diversité des formes, la possibilité de personnaliser les objets, va dans le sens d'une culture plus ouverte, peut-être plus humaniste, qui réapprivoise les savoirs de la main tout en utilisant l'outil de plus en plus sophistiqué qu'est l'informatique.

Une oeuvre aux coûts maîtrisés
Le nouvel hémicycle du Parlement Européen est un projet remarquable à plus d'un titre. Ce plus grand chantier d'Europe (220 000 m2) est un chantier à coûts maîtrisés. En effet, lors de l'ouverture des offres d'entreprises, le montant à ne pas dépasser est de 2 195 702 060 francs H.T.( valeur juin 1998). Ce montant comprend la marge contractuelle de sécurité de 6% pour les aléas techniques en cours de chantier. Le montant constaté à ce jour est de 2 142 437 514 francs H.T.( valeur juin 1998). Le coût de la construction de ce bâtiment est de 9 740 F/M2.



 

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